pervers narcissique

Lundi 20 avril 1 20 /04 /Avr 14:20
Christel Petitcollin : "Tout le monde peut être victime d'un manipulateur !
" Hommes ou femmes, patron ou conjoint, mère ou frère...
les manipulateurs provoquent de gros dégâts autour d'eux.

La psychothérapeute Christel Petitcollin auteur de "Echapper aux manipulateurs" nous dit comment les reconnaître et les éviter.
Qu'entendez-vous exactement par "manipulateur" ? Ce sont des gens qui satisfont leur priorité à nos dépens. Ils n'ont aucun respect des autres. Ils les utilisent.
J'aurais pu employer le terme de "pervers narcissique" pour les définir mais je n'ai pas souhaité utiliser cette expression dans mon livre.
 Tout simplement parce que ce terme les diabolise et que tout ce qui les diabolise sert leur cause. Mais finalement, ne sommes-nous pas tous un peu manipulateurs ? Nous avons tous des tendances à la manipulation mais le vrai manipulateur n'a aucune capacité de remise en cause et d'empathie.
Il n'est pas capable de voir la souffrance de l'autre. En tant que psychothérapeute, qu'est-ce qui vous a poussé à écrire un livre sur ce sujet ? C'est l'une des problématiques qui revient le plus dans mes consultations. J'ai vraiment été interpelée par la fréquence des cas de personnes victimes de manipulateurs. Et par leur aspect standard. C'est toujours à peu près la même histoire, le même scénario. Au bout de 15 ans de pratique, je me suis rendue compte qu'il existait vraiment un profil de manipulateur.
"Nous avons tous des tendances à la manipulation mais le vrai manipulateur n'a aucune capacité de remise en cause et d'empathie." Quelles sont ses caractéristiques ? C'est une personne immature et égoïste. Ce sont aussi des gens cyniques, insatisfaits, cruels, sans scrupules et profondément méchants. C'est d'ailleurs un fait que beaucoup ont du mal à accepter. Finalement, est-ce un simple trait de caractère ou un véritable problème psychologique ? C'est une pathologie. Il y a une part de folie chez les manipulateurs. Mais attention, ces derniers sont responsables de leurs actes. Ils sont conscients de ce qu'ils font et le font même exprès. Voilà pourquoi le fait de les considérer comme des malades n'est pas une bonne chose. Ils ont l'habitude de passer entre les mailles du filet et ne sont en aucun cas demandeurs de changement. Pour eux, ce sont les autres qui ont un problème. D'ailleurs, ils se moquent des psychologues et des thérapies. Quelles sont les causes de cette pathologie ? Avez-vous des exemples concrets à nous donner ? Cette pathologie se développe durant l'enfance lorsque l'on se rend compte que les adultes sont bêtes et manipulables. Il faut vraiment réaliser que pour un enfant, c'est terriblement effrayant de voir qu'il peut prendre ses parents pour des imbéciles. La manipulation mentale devient alors un mécanisme de survie. Souvent, j'ai pu remarquer que les parents manipulateurs ont des enfants manipulables qui, une fois adultes, ont des enfants manipulateurs.
 Pour éviter cela, je conseille donc aux parents de bien cadrer leur enfant et d'arrêter l'angélisme.
Mais c'est vrai que ce n'est pas toujours facile, surtout à notre époque où la société nous pousse à nous comporter de manière égoïste et à ne plus tenir compte des besoins des autres, notamment à travers la publicité.
 Pouvez-vous nous donner quelques chiffres sur les personnes manipulatrices ? Y a-t-il par exemple autant d'hommes manipulateurs que de femmes manipulatrices ?
 Ce n'est pas si simple mais je crois bien qu'une étude sur le sujet les estimait à 2 % de la population. Mais beaucoup d'entre eux ne sont pas repérables. En tout cas, aucun secteur n'est épargné. Il peut s'agir d'un conjoint, d'une mère, d'un frère, d'un patron… peu importe l'âge et le sexe. Selon moi, la manipulation n'est pas l'apanage des hommes. Il y aussi des femmes manipulatrices, mais elles sont moins brutales. Par ailleurs, pour un égo masculin, il est très difficile d'admettre qu'il s'est fait berner. Dans votre livre, vous parlez "d'emprise psychologique". Que voulez-vous dire par là ? Avoir une emprise sur les gens : voilà l'objectif des manipulateurs. Cela s'apparente à une secte. En général, ce "travail" d'emprise psychologique est assez long.
 Le manipulateur progresse étape par étape pour coloniser le mental de sa victime. En premier lieu, il met en place une stratégie de séduction. Il charme, observe, teste, flatte l'égo. Puis, petit à petit, il colonise votre vie. Il fait le vide autour de vous, vous brouille avec vos amis, mélange amical, professionnel, amour. Il se permet de juger. La période de séduction fonctionne jusqu'à ce qu'il soit sûr que la personne est sous emprise. Ensuite, il tombe le masque. Cela peut être lors de la première cohabitation, à la naissance du premier enfant ou bien, le soir du mariage. "Jugez les gens sur leurs actes et non sur leurs dires. Un manipulateur ne tient pas vraiment ses promesses." Que recherchent-ils en agissant ainsi ? Ils cherchent à se faire prendre en charge. D'un point de vue matériel, les manipulateurs vont faire dépenser beaucoup d'argent à leur victime. D'un point de vue émotionnel, ensuite, ils attendent que l'on prenne en charge leur folie. Tout le monde peut-il être victime d'un manipulateur ? Oui, tout le monde peut être victime d'un manipulateur ! Tout simplement parce qu'il est très difficile d'être méfiant à chaque instant. Et puis, il y a chez le manipulateur une volonté délibérée de tromper son monde. A l'image des sectes, il va choisir des personnes, non pas fragiles, mais qui sont dans une période de faiblesse passagère, notamment à cause d'un deuil ou d'un divorce. Les personnes victimes sont en général optimistes, joviales, gentilles. Comment peut-on éviter de se laisser prendre au piège d'un manipulateur ? Tout d'abord, méfiez-vous des amitiés trop rapides et de ce qui parait trop beau pour être vrai. Arrêtez aussi de croire au prince charmant. Ensuite, jugez les gens sur leurs actes et non sur leurs dires. Un manipulateur ne tient pas vraiment ses promesses. Jusqu'où un manipulateur peut-il aller ? Ils peuvent être dangereux. Je pense que beaucoup de personnes violentes sont manipulatrices. Au-delà de la violence physique, il y a la violence verbale qui peut être très ordurière chez les femmes notamment. Mais ce qui les rend vraiment dangereux c'est notre manque d'autoprotection. Avez-vous des exemples concrets ? Les manipulateurs se débrouillent pour que l'on ne se soit pas couvert juridiquement. Si vous souhaitez mettre un contrat ou une promesse par écrit, ils vous répondront des phrases du genre : "Quoi, mais tu ne me fais pas confiance ?!" Résultat : lors de séparation, le manipulateur repart les poches pleines et vous sans rien et sans aucun recours. Au-delà de l'aspect financier, il y a aussi l'aspect psychologique. Dans mon cabinet, les gens que je reçois sont démolis, épuisés, ont perdu leur estime de soi, sont stressés, ont parfois des problèmes de poids, de dos... Quelles sont les réactions d'une personne qui est sous emprise ? Elle est maladivement culpabilisée, s'excuse sans arrêt, s'autodénigre, change de caractère. Comment peut-elle sortir de cette emprise ? Il y a d'abord une prise de conscience de cette emprise. Les victimes réalisent qu'elles sont comme "droguées". Voilà pourquoi le déconditionnement est très dur. Dans ces cas-là mieux vaut se faire accompagner par une thérapeute. Je conseille aussi fortement de couper définitivement les ponts avec le manipulateur. Ensuite, pour se reconstruire, il sera important d'apprendre de ses propres erreurs. Mais en général, les personnes sous emprise ont un fond résolument positif. Le plus dur pour elles sera alors de se pardonner d'avoir été trompées. Avez-vous un dernier conseil à donner à nos lectrices pour faire face aux manipulateurs ? Moins vous aurez peur d'eux, moins ils auront de pouvoir sur vous.
 En savoir plus : www.christelpetitcollin.com "Echapper aux manipulateurs" Christel Petitcollin Editeur Guy Tredaniel Consultez les librairies A lire aussi: Comment dire non, le guide pour s'affirmer
Par vero - Publié dans : pervers narcissique
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Mercredi 22 avril 3 22 /04 /Avr 10:16


Prendre conscience de l'emprise d'un manipulateur sur soi, c'est déjà un grand pas de fait. Mais ce n'est pas toujours chose facile.
 

 Christel Petitcollin, auteur de Echapper aux manipulateurs
Les situations à risques
Certaines situations sont particulièrement propices à l'épanouissement de ce type de comportement. Ce peut être des situations marquées dans le temps, telles qu'une réorganisation ou l'arrivée d'un nouveau dirigeant.
Les enjeux de pouvoir se développent également dans les services mal organisés, les organisations aux frontières floues ou dans les entreprises à hiérarchie plate. "Dans un service où le taux de turnover est élevé, l'absentéisme important et le climat social mauvais, il faut chercher le manipulateur qui s'y cache", estime Jacques Regard. S'il y a eu des changements d'équipe et que le problème persiste, il faut se poser la question suivante : qui est là depuis le début ?"
 
Les comportements à risques
Même si Christel Petitcollin rappelle que tout un chacun peut être la cible d'un manipulateur, certains comportements ou caractéristiques l'attirent vers sa proie. 
 
"Aux yeux des gens, gentillesse égale faiblesse"
"Aux yeux des gens, gentillesse égale faiblesse, admet Jacques Regard. Autrement dit, en étant trop sympathique, on invite implicitement les manipulateurs potentiels.

Enfin, l'envie de prouver sa valeur conduit bien des salariés consciencieux à accepter plus qu'ils ne devraient. "Je me rappelle le cas d'un patiente qui était secrétaire et qui effectuait un remplacement, raconte Christel Petitcollin. Son patron a vite vu qu'elle voulait bien faire et n'a pas arrêté de lui dire que l'autre faisait comme ci, comme ça, qu'elle effectuait plus d'heures, etc." Le besoin d'être apprecié empêche la victime de dire non et de poser des limites.
 
Les indices qui ne trompent pas !
» Le sentiment d'être forcé de faire des choses qu'on ne souhaite pas faire : dans un premier temps, "il faut chercher à repérer les manœuvres manipulatoires plutôt que les gens, qui ne sont généralement pas ceux que l'on croit au premier abord", conseille Jacques Regard. Les décisions prises à contre-cœur et les situations qui paraissent inextricables sont souvent le résultat d'habiles manipulations.

 © Getty
» "Pour bien repérer une manipulation, il faut voir l'intention qui est derrière", ajoute l'expert. Toute situation délicate n'est cependant pas l'oeuvre d'un odieux personnage. Pour savoir si l'on se joue de vous, essayez de détecter les intérêts et les intentions de chacun. Celui qui travaille sciemment à vous envoyer dans le mauvais chemin ou à obtenir seul tous les lauriers sera le manipulateur, alors qu'un mauvais concours de circonstances aura pu pousser un collègue consciencieux à vous induire en erreur.
» Enfin, "le manipulateur use de trois clés : le doute, la peur et la culpabilité", résume Christel Petitcollin. "Les patients que je rencontre sont généralement obsédés par cette personne, ils n'arrivent pas à ne plus penser à elle."

» La thérapeute suggère également d'être attentif aux symptômes physiques qui vous alertent de l'emprise d'un manipulateur. Selon elle, le corps réagit généralement avant la prise de conscience. Un stress excessif, un sentiment diffus d'oppression, de la fatigue, de la nervosité et des troubles du sommeil sont les premiers signes à apparaître. Si vous êtes aux prises d'un manipulateur de type trois, particulièrement nocif, ils peuvent se renforcer pour laisser place à de la dépression : amaigrissement, poussées d'hypertension, malaises et troubles de la mémoire en sont les principaux symptômes.

» Les traits caractéristiques du manipulateur : orgueilleux, immature, rusé : si les manipulateurs aiment avancer cachés, il est possible de les démasquer à quelques traits de caractère bien distinctifs. Selon Christel Petitcollin, "les manipulateurs sont menteurs et de mauvaise foi". En revanche, "ils aiment soigner leur image de bonté, cela leur fournit une 'couverture' idéale." Et nos deux experts sont formels, ils sont immatures, orgueilleux et rusés, à défaut d'être intelligents.

Par vero - Publié dans : pervers narcissique
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Vendredi 24 avril 5 24 /04 /Avr 14:05

La victime préférée du Pervers Narcissique:une rose sans épines
 

1. Portrait robot


Regard pétillant.
Sourire sincère.
Souriante et enjouée, la victime est une personne naturelle et agréable, bien loin de s’imaginer qu’elle incarne une proie idéale pour nos fions assoiffés de cette fraîcheur qu’ils reniflent au kilomètre à la ronde…


2. Une personne gorgée de vitalité :

La victime est une personne qui déborde d’énergie. Elle aime rire, partager, s’amuser… C’est une bonne vivante qui sait apprécier les choses simples. Elle a le plus souvent une grande empathie pour les autres et se soucie de leur bien être. Elle n’est pas et ne se sent pas parfaite, et sait, de ce fait, se remettre en question. Aux antipodes du fion, elle va pouvoir malheureusement témoigner que l’expression « les contraires s’attirent » est belle et bien fondée…


3. Un passé douloureux :

La victime a, comme son fion, souvent souffert dans le passé. Victime d’un parent fionique ou d’une expérience traumatisante, son estime et sa confiance en elle ont été mises à mal plus d’une fois. Elle a souvent été confrontée à des difficultés identiques à celles de son bourreau, mais a suivi, à l’inverse de ce dernier, un chemin littéralement opposé. En effet, alors que le fion a fait le choix de se renfermer dans sa souffrance pour se protéger, la victime a, quant à elle, développé une attitude plutôt maternelle et permissive à l’égard des autres.


4. Une forte propension à la culpabilité :

Ainsi, la victime va avoir une tendance significative à CULPABILISER. Elle va facilement se sentir coupable et endosser des responsabilités qui ne lui reviennent pas nécessairement. Manquant de confiance en elle, elle craint de mal faire et de causer du tord malgré elle. Ayant le sens de la justice et de l’honnêteté, elle accepte volontiers de reconnaître ses tords, et par la même occasion, ceux qui ne sont pas les siens…


5. Une personne qui s’éclipse volontiers :

Soucieuse du bien être de ses proches, la victime va rapidement souffrir du mal être de l’un d’entre eux. Elle s’évertuera donc à donner toujours plus pour rendre heureux les gens qu’elle aime, au détriment de ses propres besoins. Ainsi, elle n’hésitera pas à s’effacer, et à faire de l’autre sa priorité exclusive.


6. Un trop fort besoin d’aimer :

La victime est souvent sujette à la dépendance affective, celle là même que le fion prendra soin d’instaurer dans ses rapports avec les autres. Ressentant un besoin de se « vouer » à quelqu’un et de s’investir pleinement dans une relation, la victime ne cessera de faire des sacrifices, pensant préserver un rapport à l’autre dont elle est persuadée ne plus pouvoir se passer. Le fion exploitera toujours plus cette capacité qui finira par conduire la victime à tolérer ce qui ne peut l’être… La victime n’est pas stupide, « simplette » ou « niaise », comme le pense communément les gens non sensibilisés au fionisme. Elle est au contraire dotée de qualités humaines de moins en moins partagées, mais de plus en plus convoitées…
Emma
 

Par vero - Publié dans : pervers narcissique - Communauté : FEMMES D'EXCEPTION
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Dimanche 9 août 7 09 /08 /Août 21:05

Souvent, l'entourage ne s'apperçoit pas de la maltraitance psychologique que subissent des enfants de pervers et pourtant celle-ci fait des ravages.


Le but de ces parents étant de rendre leurs enfants dociles, obéissants, et se justifiant qu'ils agissent dans l'intérêt des enfants pour leur éducation.

La force et l'autorité parentales écrasantes empêchent les enfants d'avoir leur propre volonté, d'où disparaît leur pensée propre et peuvent même leur faire perdre conscience.

C'est pourquoi les enfants ne se plaignent pas des mauvais traitements qu'ils subissent (déjà pensent-ils que c'est normal), mais au contraire, recherchent constamment la reconnaissance du ou des parents rejetants.

Ils ont appris à intérioriser l'image négative d'eux et l'acceptent comme s'ils pensaient le mériter.

Ceux-ci cherchent toujours des excuses à ceux qu'ils aiment, c'est pourquoi il est facile de manipuler des enfants.

Toute joie de l'enfant est insupportable aux yeux du parent pervers.


Ce parent à besoin de faire payer à ses enfants une souffrance qu'il a vécu lui-même.

Il ne cherche donc pas le bonheur pour ses enfants, mais il lui faut les détruire pour se préserver.

En effet, le pervers arrive si bien à cacher sa vraie personnalité, qu'il donne une très bonne image de lui.

Cependant, pour la victime, la souffrance est réelle.

La perversion fait des dégâts considérables dans les familles : elle détruit les liens et casse toute individualité, sans que personne n'en prenne conscience.

Et parfois, le pervers fait agir un tiers, en principe l'autre parent, qui lui-même est sous l'emprise, à son insu.

Là, la perversité est encore pire.

Par vero - Publié dans : pervers narcissique
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Dimanche 9 août 7 09 /08 /Août 21:37

Le harcèlement dans la sphère privée

Il existe plusieurs associations contre le harcèlement au travail. Mais qu’en est-il des victimes du harcèlement privé ? Paradoxalement, alors que la famille ou la personne avec qui l’on a un lien d’amour est censée nous aimer, nous réconforter, nous protéger, il arrive, qu’au contraire, l’on soit brimé, insulté, rabaissé. La personne profite de ce lien pour en retirer du pouvoir, de l’importance à nos dépens.
Pire encore, la famille a toujours été protégée et le législateur s'interdit de s'occuper des affaires privées des personnes. D'où la porte  ouverte à tout les abus.
 

Une attitude déstabilisante

Mais, évidemment, le piège vient de ce que cette relation est basé sur les affects : Très souvent les sentiments que l’on ressent ou le lien de dépendance qui nous lient à cette personne nous empêchent de comprendre, de prendre conscience, de réagir. Le pervers narcissique, sous des dehors souriants et une apparence aimante, arrive à détruire une personne par des paroles d’humiliation, des ambiguïtés, des mots qui tuent, des situations qui ont l’apparence de la normalité mais que l’on sent confusément illogiques sans vraiment savoir en quoi.

Son attitude est déstabilisante car il n’y a pas franchement de la méchanceté : égoïsme et excuses s’alternent, méchanceté et embrassades se suivent si bien qu’on ne sait plus. Un accès de fureur ici, un regard angélique ou surpris tout de suite après. On vous fait un cadeau tout de suite après une crasse. Si vous restez dans le dépit, vous devenez le ou la rancunière. Si vous doutez, vous êtes parano. De toutes façons vous ne comprenez pas ! vous n’avez pas d’humour, vous n’êtes pas moderne, vous avez l’esprit mal tourné ! voire vous êtes le fou.

 

Que se passe-t-il en vérité ?

C’est l’ambiguïté qui vous met mal à l’aise et c’est elle qui permet à l’agresseur de nier : les choses sont toujours faites à la limite de la Loi, à la limite de l’insulte, à la limite de l’humour...Quelque chose lui permettra de s’en sortir si vous vous plaignez : on trouvera un ton gentil pour dire une crasse. Un mot d’amour dit sans amour, ou dans la même phrase deux affirmations contradictoires etc. Et puis, l’agresseur se présente toujours comme souffrant plus que vous. Ça pleure, ça se plaint, ça se lamente...ça vous vole la vedette quand vous avez envie de parler de vous.

L’agresseur dit que lui-même souffre, et souvent, oui, ce sont des gens qui ont été démolis dans leur enfance ou détruits par la jalousie mal assumée par rapport à un frère ou une sœur. Même si cette personne souffre, elle fait preuve d’un manque de respect pour sa victime. Celle-ci n’est pas appréhendée en tant que personne libre. L’agresseur tente de lui imposer sa volonté par la force ou par les larmes, par la pitié, parfois par des cadeaux inappropriés ou impossible à rendre.

Un préjugé : la fragilité de la victime

La victime n’est pas quelqu’un de fragile, contrairement à ce que l’on croit : c’est quelqu’un de généreux, qui apporte chaleur et Amour. Quelqu’un qui aime et qui a du cœur. Toutes les victimes rencontrées sont des personnes qui ont du caractère, du tonus. En un mot : de l’énergie et c’est bien de cela qu’il s’agit : elle a été choisie pour ça !

Si la victime se sent épuisée, ce n’est pas dans sa nature, c’est seulement que le pervers ou la perverse qui l’a choisie arrive à lui aspirer son énergie. La difficulté, c’est que souvent la victime croit en l’Amour, à son pouvoir transformateur, guérisseur etc. Que de déception lorsque des années après, on se rend compte qu’on a jeté des perles au pourceau ! L’autre n’a pas changé ! il est, elle est insatiable. La plupart des victimes ont pensé que le problème venait d’elles, elles ont tenté de se " soigner ", elles n’ont pas été crues, ou le psy leur a demandé de se poser des questions sur ce qui, en elles, a provoqué cette relation.

La force du pervers : un instinct très fort et troublant, certaines victimes sont effarées et il leur semble que leur agresseur a une sorte de clairvoyance démoniaque : si on tente de déjouer son attention, on a l’impression qu’il sait tout. Lorsqu’il sent que vous allez vous en aller, lorsqu’elle pressent que vous avez compris, la fureur redouble !

Heureusement, de plus en plus de psychologues se forment à cette forme toute spéciale d’agression. Un psychanalyste raconte dans ses livres comment ses propres patientes sont arrivées à le déstabiliser alors qu’elles étaient venues soi-disant se soigner !

 

 
 
 

Le climat relationnel

Cette violence perverse finit par dégrader considérablement le climat relationnel et l’image de soi. Elle crée des conditions relationnelles déplorables qui ont des conséquences désastreuses sur la santé psychique de la victime. Car la grande stratégie du pervers, c’est que chaque fait pris isolément peut passer pour une broutille et on peut même vous reprocher une mauvaise interprétation ou d’avoir l’esprit tordu. Le plus souvent c’est l’agresseur qui se pose en victime. La santé de la victime s’altère, on peut assister à une somatisation de la souffrance psychologique (asthme, obésité, eczéma, psoriasis) même lorsqu’on est adulte.

A la longue ces attaques mettent en péril la santé physique et psychique de la victime.

Soouvent, on a honte de ne pas avoir pris conscience avant. Honte aussi d’avoir fait subir cela à ses enfants. Le mécanisme de l’emprise est telle que vous ne pouviez pas faire autrement. rejoignez l’association et vous entendrez de la part des autres membres la même stupéfaction.

Le cas particulier de l’enfant

Imaginez alors la dépendance d’un enfant par rapport à son père, sa mère, un adulte proche de lui et censé lui apporter réconfort, protection, soutien pour grandir et se libérer des entraves de l’enfance.

Cet adulte sait qu’il a, face à lui, un être malléable. Il se sert de l’enfant pour ressentir du pouvoir, pour exister aux dépens de l’enfant et de son énergie. Et jamais l’agresseur ne se remet en question. L’enfant se demande toujours si ce n’est pas lui qui est la source du problème : l’autre étant tellement sûr(e) de lui ou d’elle, on finit par douter de soi ! Ce doute enlève à l’enfant victime toute identité. Comme rien ne se voit en dehors, l’adulte est tellement manipulateur qu’il passe fort bien en société, l’adulte étant adulé par l’enfant, l’enfant a la certitude, qu’il n’a pas le DROIT d’exister. Pas droit au bonheur, pas droit à l’enfance. Il n’est plus que l’OBJET de l’adulte agresseur et ne peut plus être SUJET.

Cette attitude est une maltraitance grave . Mais une maltraitance qui n’est pas reconnue comme telle. C’est pourquoi l’association POIL DE CAROTTE a été créée.

L’enfant n’est plus considéré comme un être en devenir : il n’est qu’un objet . Celui du désir du parent. Il n’a pas droit à son propre désir. 

 

 
 
 
 

Conséquences graves

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Même si l’on a du mal à la nommer, cette conduite abusive est une agression. Le pervers narcissique a une force incroyable car sans jamais avoir mauvaise conscience, il arrive à déstabiliser sa victime jusqu’au plus profond d’elle-même, à la limite de la vie et de la mort. Son action est inhumaine car la victime n’existe pas pour lui comme personne mais seulement en tant qu’objet à vampiriser, à rabaisser. Les victimes qui sont souvent choisies pour leur force de vie et leurs qualités, finissent, soit vampirisées, n’ayant plus aucune volonté, soit avec des idées de suicide qui les étonnent elles-mêmes. Sans s’en rendre compte, elles ont été prises dans une toile d’araignée. Leur socle s’est dérobé sous elles !

Une atteinte grave à la dignité de la personne

Ce processus a mené certaines victimes à une telle déstabilisation qu’elles ont fini par se suicider.

Selon Marie-France HIRIGOYEN, psychanalyste et psychiatre : « La violence perverse confronte la victime à sa faille, aux traumas oubliés de son enfance. Elle vient exciter la pulsion de mort qui est en germe chez chaque individu. Les pervers cherchent chez l’autre le germe d’autodestruction qu’il suffit ensuite d’activer par une communication déstabilisante. La relation avec les pervers narcissiques fonctionne comme un miroir négatif. La bonne image de soi est transformée en non-amour. »

Aucun soutien de la part de l’entourage

Autour de soi pas de soutien car le pervers passe toujours pour quelqu’un de formidable. Evidemment ! Ne vous en désolez pas : puisque son arme, c’est la séduction. Ne tentez pas de convaincre vos amis ou les gens de votre famille. C’est inutile. Plus vous tenterez et plus vous heurterez leur logique et crisperez leur refus ! Eliminer les faux amis. N’essayez pas de convaincre ceux qui ne vous croient pas. Le pervers narcissique sera toujours plus fort que vous dans l’adversité.

Les personnes que vous aimez vous décevront : il faut comprendre que la séduction est forte, et qu’il leur faut un effort pour accepter l’idée qu’elles ont été bernées.

 
 
 

Comment en parler ?

Le harcèlement des pervers narcissiques est une agression particulière dans  la mesure où en général il n’existe aucune preuve de cette agression. Il est très difficile pour la victime d’un pervers narcissique de recourir à la justice et face à certains intervenants (pédiatre, médecin, psychologue, assistante sociale, éducateur, et même psychiatre), rares sont ceux qui vous secourent.

Si l’interlocuteur n’a pas connu l’expérience ou s’il n’a pas une grande ouverture d’esprit et d’écoute humaine, la victime n’est pas crue.

Et il est déjà tellement difficile sinon impossible d’expliquer ce qui se passe tant la situation est complexe. En vérité, lorsqu’on cherche à expliquer, on se trouve ridicule parce que les faits semblent anodins.

Cela vient de la perversion de l’agresseur : aucune remise en question de l’agresseur d’une part d’où son pouvoir de conviction et de manipulation, par contre, sentiment de culpabilité et malaise de la victime, lorsque la victime ne se retrouve pas elle-même accusée publiquement ou juridiquement . Il faut en parler aux gens qui l’ont vécu, aux professionnels qui vous croient, aux associations qui connaissent le phénomène.
 

une question qui revient souvent :

"un pervers narcissique peut-il changer ? "

les victimes qui croient à l'AMOUR REDEMPTEUR se posent souvent cette question pour savoir si elles doivent continuer à lutter ou si elles doivent abandonner la lutte et s'en aller ou divorcer.
Pour le bonheur de la victime, la bonne question n'est pas celle-ci.
Car il est évident qu'un pervers narcissique est non seulement INCAPABLE de changer mais cela serait dangereux pour son psychisme. Comme dit Gérard LOPEZ,  le vampire ne peut pas se regarder dans le miroir (du travail sur soi). Ils arrivent à destabiliser même leur psychanalyste !
Les pathologies sont très ressemblantes, les comportements sont ressemblants. On ne doit pas confondre un pervers narcissique avec un paranoiaque,  un égoïste pathologique; un manipulateur ou un borderline etc etc.....ni même avec un narcissique tout court .
 
Il y a mille pathologies où on cherche à culpabilier, détruire, à faire souffrir l'autre.
 
 Le langage courant fait l'amalgame entre tout ça. Or, la perversité narcissique est très particulière.
 
Donc ne prenez pas une décision qui engage toute votre vie sur un diagnostic qui serait faux.
 
Par contre , ce dont vous êtes sûr c'est que VOUS N'ETES PAS HEUREUX ou HEUREUSE !
Le piège de cette question est un vrai piège : "  Il dit qu'il va changer."   , elle dit qu'elle va faire des efforts etc
en tout cas un bon conseil : n'allez surtout pas faire une thérapie avec votre agresseur ou votre compagne perverse : C'est l'endroit idéal le plus piégeux qui soit pour vous et l'occasion préférée des pervers.

 

Les solutions

Il est important, si ce n’est vital, de se regrouper et de se faire soutenir.

Il ne faut pas rester isolé. Il faut se grouper, contacter des associations. Il faut se faire aider par un psy qui reconnaît l’existence de ce phénomène. La seule solution est de quitter définitivement l’agresseur.

La justice

Seule la justice pourra apporter une solution. Les juges, bien que certains restent accrochés à d’anciens systèmes, notamment refuser d’ouvrir les yeux sur la manipulation d’une mère, comprennent en général, de mieux en mieux ce phénomène. Il est arrivé, dans les situations que nous avons suivies, qu’ils aient compris alors que des psychologues et des psychiatres ont été manipulés ! Beaucoup, et c’est dramatique quand ils sont experts auprès des tribunaux se font manipuler, ou se laissent berner, ne voient dans l’agresseur qu’une victime, sont attendris ou, à force d’images mentales bien ancrées, ne veulent pas voir la manipulation. Les pervers narcissiques sont des prestidigitateurs.

Que vous soyez une femme ou un homme, vous devez partir et si vous avez des enfants, protégez-les. Si vous êtes un homme, ne dites pas que les juges "laissent toujours les enfants à leur mère" car cela est faux : Trop souvent, des juges suffisamment intelligents repèrent vite les problèmes, ils savent que les enfants seraient mieux avec leur père. Ils voudraient leur accorder la garde... Hélas, les pères ne la demandent pas toujours. N’oubliez jamais qu’au moment du divorce ou de la séparation, il est plus facile d’obtenir la garde des enfants. Dans un deuxième temps ce serait difficile si ce n’est impossible.

Il faut partir et si vraiment l’on ne peut pas partir tout de suite, car parfois on ne peut pas, il faut alors prendre distance et préparer le départ définitif.

Aidez les enfants à se défendre. Les enfants ont le droit d’être représenté à tout âge. Il n’y a plus de limite d’âge : c’est la notion de discernement qui est prise en compte. Bien entendu, il n’est pas question qu’un juge suive les désirs d’un enfant. D’ailleurs la charge serait trop lourde pour l’enfant . Mais l’enfant a le droit de s’exprimer devant le juge. Il a droit à un avocat gratuitement. Il suffit qu’il écrive au juge et demande qu’on lui accorde un avocat.

Que faire ?

 
 
 

Il ne s'agit pas de faire de la victime une nouvelle vestale. Il faut que la victime comprenne le mécanisme mais aussi qu'elle reconnaisse ses torts, ses faiblesses, ses erreurs et fasse un bilan objectif de sa situation.  La perversité narcissique est une pathologie très spéciale qui ne sera pas reconnue puisque non seulement elle n'est pas dans la nomenclature des pathologies mentales mais surtout c'est qu'elle N'EST PAS une pathologie mentale même si l'agresseur a bien l'air fou; C'EST UNE PATHOLOGIE DU LIEN;  et la justice ne punit pas la méchanceté car la méchanceté n'est pas un délit.

Contre la malhonnêteté et l’isolement où les pervers narcissiques mettent leurs victimes j’ai toujours pensé que l’intégrité et la solidarité étaient la seule parade.

En France maintenant et dans beaucoup de pays, on commence à s’intéresser à ce phénomène particulier. Si vous êtes victime accordez-vous de reprendre souffle, de faire le point, en dehors du pouvoir de votre agresseur. En effet, sous sa coupe , vous resterez hélas trop souvent dépendant(e) ou paralysé(e). Quand le pervers sent que sa proie lui échappe, il devient fou de rage.

faites-vous aider. et surtout sachez qu'on s'en sort ! 
 
Aux lecteurs qui retrouvent leur propre situation ou celle d'un proche et appellent à l'aide sans laisser leurs coordonnées, je conseille de passer par le site : http://a.pdc.free.fr/  ou de laisser un message sur a.pdc at free.fr en remplaçant at par le signe requis.
 
Par vero - Publié dans : pervers narcissique
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Message pour toi, M..... G....

Puisque tu me lis,
 lis la lettre que je t'ai écrite: lettre écrite à mon mari....vero

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