Des femmes admirables ont été aussi victimes......

Publié le par vero

Les femmes battues : Vous n'êtes pas seules !

 

Société
Valérie Damidot a fait partie de ces femmes battues .Et ,il est clair que cette femme est une battante!!!!
la qualité de la femme n'est nullement en jeu, elle est une victime, chercher à la responsabiliser ou la culpabiliser est une grossière erreur que font parfois la justice ou notre société encore trop masculine.


Aujourd'hui, en France, au moins 2.000.000 de femmes sont victimes de violences conjugales et 400 d'entre elles meurent sous les coups de leur conjoint chaque année, soit plus d'une femme par jour !

De tous temps, la violence des hommes envers les femmes a existé et continue d'exister. Elle est présente autour de nous et nous le savons, consciemment ou inconsciemment, mais alors pourquoi plus de 30% des femmes continuent-elles d'être battues ?

En faisant semblant de ne pas la voir, de ne pas l'entendre ou pire encore, en considérant ces comportements masculins comme plus ou moins normaux puisque qualifiés de « traditionnels », « possessifs », « religieux », …

Ce faisant, nous nions et cautionnons la violence de ces hommes envers leurs compagnes. « Ce qui ne se voit pas, n'existe pas ».

La violence conjugale peut avoir de nombreux visages, et il est important de savoir reconnaître les signes qui ne trompent pas.
Elle peut porter atteinte à la femme dans son intégrité physique : coups, gifles, sévices, mutilations, etc…

Elle peut consister également en une violence verbale, qui va humilier , dénigrer et dégrader la femme. Cette forme de violence se manifeste par des menaces, des insultes, un isolement de la femme vis-à-vis de son entourage et peut même aller jusqu'à la séquestration.

La violence conjugale se manifeste également sur le plan sexuel, lorsqu'une femme est contrainte de subir des relations sexuelles avec son conjoint alors qu'elle n'est pas consentante. Cette forme de violence est souvent accompagnée de brutalités physiques et on se retrouve dans un scénario de viol, qui peut même dégénérer en viols collectifs pour humilier la femme au maximum.

Enfin, il y a la violence dite de nature économique, où la femme est privée de moyens ou de biens essentiels, et ce parfois même lorsque la femme a une activité rémunérée.

Ainsi, les coups, mais également les humiliations, les insultes répétées ou les menaces, sont des manifestations graves de violences qui doivent vous alerter et face auxquelles l'on peut et surtout l'on doit agir.

Il faut en parler rapidement à une personne de confiance ou s'adresser à une association spécialisée qui pourra vous aider.

Vous êtes peut être victime de violences conjugales. Ne laissez pas les violences s'installer, réagissez, et surtout il ne faut jamais oublier que vous n'êtes pas seule, d'autres femmes ont vécu cela et s'en sont sorties comme le prouve le témoignage poignant de Valérie Damidot, l'adorable Madame D&Co de M6 dans le journal Le Parisien :

Elle explique qu'il y a une vingtaine d'années, elle a été battue par son compagnon. Il lui a fallu deux ans pour le quitter. « Et pourtant, j'avais autant de caractère qu'aujourd'hui. » dit-elle, car « Les femmes battues ne sont pas des femmes faibles ! » juste souvent amoureuses et aveugles.

Pour Valérie, cette façade a duré près de deux années, marquées par plusieurs séjours à l'hôpital.
« Lorsque tu es dans cette situation, tu mets beaucoup de temps à accepter que la victime, c'est bien toi et pas l'autre », se souvient la jeune femme. « Au début, tu te dis que c'est de ta faute, que tu as mérité la beigne qu'il t'a donnée […] Puis un jour, c'est la gifle de trop. Tu te rends alors compte que ta vie est en danger et tu pars. »
Son premier conseil, c'est de travailler. Il est plus difficile de s'en aller quand on dépend financièrement de son bourreau.
Son second conseil ? Ne pas hésiter à en parler. « Il y a vingt ans, c'était un sujet tabou. Aujourd'hui, il y a des associations où les femmes peuvent se réfugier. »

Enfin, il ne faut jamais douter de son bon droit. « Personne n'a le droit de vous donner ne serait-ce qu'une simple gifle, quel que soit le motif », ajoute Valérie, qui prouve qu'une nouvelle vie est possible. « Je suis avec un homme merveilleux depuis huit ans. Les femmes battues doivent savoir que tous les hommes ne sont pas comme leur compagnon. »

 

Où se renseigner :

Collectif et refuge pour femmes battues 
9, rue de Bouvy 7100 La Louvière
24h/24: 064/21.33.03
Fax: 064/28.02.41

http://www.stop-violences-femmes.gouv.fr/

 

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