confidence de femme

Publié le par vero

6 mois de relation.
Et lorsqu’il m’a quittée il y a quelques jours, contre toute logique, contre tout sens commun, je le suppliais de rester, m’accusant de tout, demandant pardon de tout… j’étais responsable! et j’y croyais!
Permettez que je vous raconte.

Tout à commencé comme dans un rêve… je venais de rencontrer un prince, celui que j’attendais depuis toujours. Il disait n’aimer que moi, j’étais « la femme de ses rêves »… en instance de divorce (enfin, en instance de se mettre en instance de divorce… ; »), il n’avait de cesse de me dire combien je représentais le bonheur comparée à sa femme, et à toutes les autres femmes…
Le pauvre avait toujours été quitté par les femmes qu’il avait aimé disait-il (sauf sa femme). Il avait peur que je parte, allant même une fois jusqu’à pleurer devant moi rien qu’à cette idée…
Il m’a choyée, rassurée gâtée… De façon quasi obsessionnelle il répondait à tous les critères que je pouvais attendre d’un homme
Vous imaginez les rêves d’avenir en moi… enfin, j’allais fonder une famille… à 36 ans, le bonheur frappait enfin à ma porte… Sexuellement, c’était le feu. Pour lui, j’allais même jusqu’à faire des choses que je n’avais jamais faites…. Par amour, parce que c’était LUI !!!!!
Mister Hyde… je ne sais comment cela a commencé, mais très vite j’ai commencé à me sentir mal, tout le temps. Ces angoisses avaient pour thème récurent le fait que je ne me sentais pas rassuré par lui. Bien sûr, il me disait que je me faisait des idées. Je m’aperçois qu’en réalité, sur l’avenir, nous, il tenait un discours flou, à tel point que dès qu’il n’était pas là, j’avais un très fort sentiment d’insécurité sur lequel je ne mettais pas de mots.
Je sentais quelque chose de flou, de bizarre.
Puis, insidieusement il a commencé à changer, à devenir froid, distant, parfois même humiliant lors de discussion…
Il disait que cette attitude froide était provoquée par mon attitude soit-disant étouffante.
Puis, ont cessé les compliments, les caresses.
Toutes nos journées ensembles étaient rythmées au gré de ces instants glacials et de retour de chaleur.

Au moindre mots tendre (devenu si rare), j’oubliais tout.

J’avais l’impression de revivre!
Je n’étais jamais sereine, je pensais sans arrêt à sa femme, à ses ex, je me torturais. Je doutais de lui, de nous. Il disait sans cesse que je n’étais pas une femme, mais une enfant (alors que soit disant c’était le fait que je sois femme qui lui avait plu au début de notre relation). Il s’est mis a me refuser sexuellement, a ne plus m’embrasser, trouvant des excuses tellement stupides, que fatalement, je culpabilisais…
Après avoir reçu tant de tendresse, n’en recevant plus, je réclamais quelques attentions, qu’il me donnait en soufflant, avec mauvaise humeur et mépris, agacement. Je finissais toujours par m’excuser de tout et n’importe quoi. Je me culpabilisais de tout.

Mais, a chaque fois qu’il allait trop loin, il savait recréer ce semblant de fusion qui faisait que je restais malgré tout. Je jure ici que pas une seule journée depuis 4 mois (sur 6 mois de relation) je ne me suis demandée pourquoi rester.
 Mais je restais.
Etant une personne très chaleureuse, j’ai un cercle d’amis proche. Lui n’en a aucun. Méprisant l’amitié, disant que c’est un sentiment stupide et sans valeur, nous étions constament tous les deux. Il me présenta une relation, de laquelle il finit par me dire qu’elle l’admirait et était amoureuse de lui.

La distance: alors que nous étions tout le temps ensemble au début, il a cherché à mettre une distance, me disant que je l’étouffais.
 Au départ, il disait “j’espère ne pas t’étouffer, mais je veux être tant auprès de toi”.
Enfin, il y a quelques jours ail a accepté de voir mes amis. Je me demande encore pourquoi?? (si vous avez une idée là dessus!).
Une heure avant, le sentant plus distant que jamais, je lui ai dit qu’il pouvait ne pas venir, il m’a dit si.
Il a été glacial, ne regardant pas mes amis dans les yeux, parlant à peine. Bref, il n’a pas brillé…
C’est en sortant que je lui ai dit: on se quitte maintenant ou demain?
J’étais assez en colère… il est devenu fou: oui, il me quittait a-t-il hurlé! je l’est supplié de venir chez moi, histoire que l’on s’explique. IL est venu en me reprochant de le forcer de le manipuler. Chez moi, je me suis effondrée et il m’a porté le coup de grâce: il m’a humiliée (j’étais ridicule avec mes rires avec mes amis), dénigrée (il ne me désirais plus depuis des mois!), vidée (il restais avec moi par pitié)… et pourquoi ça? Tout était de ma faute, j’avais tout gâché, j’étais responsable de tout… Oui, je l’avais étouffé, il ne m’aimait plus, à cause de mon attitude, je l’avais brimé, étouffé!
j’ai tenté de lui dire que j’avais cherché à être rassuré, il m’a dit qu’il l’avait fait (c’est faux!), et je me suis humiliée moi-même, demandant grâce, pardon, qu’il reste encore…
il restait, se laissait prendre dans les bras, embrasser, en jurant qu’il ne m’aimait pas, me quittait pour toujours!
 Au final, je lui ai dit de partir, j’ai fait son sac et là, grand seigneur, il m’a dit qu’il verrait si je lui manque, que je ne devais pas me bercer d’illusion, mais qu’on ne savait jamais, qu’il pourrait revenir… vous vous doutez bien que je jurais de l’attendre et de l’aimer pour toujours…
C’est le silence radio pendant 5 jours, et n’y tenant plus je lui ai envoyé un texto, auquel il s’est empressé de répondre… sur ma lancée, j’ai continué à lui en envoyé, et bien sûr, il ne répond pas.
Je me sens faible, incapable d’être aimée par qui que ce soit. C’est certainement la raison de ce texto…

Publié dans temoignage de victimes

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